Thème transversal: VIH/SIDA

- La "flottile de l'espoir" est utilisé par le LUCOP comme outil de sensibilisation
Depuis son apparition il y a deux décennies, le VIH/SIDA constitue une des pandémies les plus dévastatrices que le monde ait jamais connues. Selon l’ONUSIDA et l’OMS, en 2007 42 millions de personnes vivaient avec le VIH dans le monde et on comptait 4,9 millions de nouvelles infections et 3,1 millions de décès. L’Afrique subsaharienne est de loin la région du monde la plus touchée avec près de 28,4 millions de porteurs et un taux de prévalence d’entre 6,9 et 8,3 % chez les adultes.
Le SIDA remet en cause la sécurité alimentaire, la productivité, la disponibilité des ressources humaines, le développement et risque même de compromettre la sécurité nationale et régionale. Cette épidémie touche d’abord la famille et les ménages individuels, mais son impact se fait aussi sentir au niveau macro-économique.
Le VIH/SIDA au Niger
Au Niger, depuis la notification du premier cas, on a constaté une expansion soutenue de l’infection par le VIH dans la frange la plus reproductive de la population. Les résultats du volet VIH de l’Enquête Nationale de Démographie et de Santé à Indicateurs Multiples réalisée en 2006 montrent une tendance à la stabilisation de l’épidémie avec un taux de séroprévalence de 0,70 %. Cependant, les intervenants estiment que ce taux s’élève à 5-6% pour toute la population reproductive (entre 15 et 49 ans).
Dans un pays dont la large majorité de la population est de confession musulmane et où la polygamie est ancrée dans les traditions, la discussion par rapport au VIH/SIDA est fortement influencée par la religion. La sexualité est un sujet tabou, ce qui ne permet pas aux gens de parler facilement du VIH/SIDA.
Souvent, le SIDA est un secret familial de sorte que les familles des malades se sentent abandonnées et se retrouvent dans des situations à risques. Au Niger comme partout au monde, les femmes sont beaucoup plus concernées par cette maladie que les hommes. Ainsi, 2/3 des séropositifs ayant déclaré la maladie sont des femmes mariées et plus de la moitié d’entre elles a moins de 25 ans. De plus, le taux de séroprévalence chez les femmes enceintes a augmenté d’une manière alarmante et s’élèverait selon différentes études à environ 6%.
Cadre juridique
Devant la propagation extrêmement rapide de l’épidémie et la situation préoccupante de non-respect de la dignité humaine, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté en 2001 une déclaration dans laquelle les dirigeants de ses 189 États membres se sont engagés à mener une lutte mondiale contre le VIH/SIDA. L’un des aspects importants de cette déclaration est l’engagement pris par les États d’élaborer un cadre juridique pour protéger les droits des personnes vivant avec le VIH et des groupes vulnérables. L’Assemblée Nationale du Niger a ainsi adopté et le Président de la République promulgué la loi N° 2007-08 du 30 avril 2007 relative à la prévention, la prise en charge et le contrôle du Virus de l’Immunodéficience Humaine (VIH).
La lutte contre le VIH/SIDA au LUCOP
Une stratégie globale souple a été développée avec tous les partenaires du programme. Elle permet aux antennes de l’adapter à leurs besoins en fonction du prestataire de service.
La stratégie s’articule autour des objectifs suivants :
1. Assurer la communication ainsi que la sensibilisation interne et externe sur le thème VIH/SIDA
2. Garantir que chaque prestataire privé et chaque antenne ait un point focal VIH/SIDA afin de faciliter la coordination des actions ainsi que la communication avec la conseillère transversale
3. Former, suivre, évaluer et recycler les animateurs et animatrices des partenaires des 45 communes du programme
4. Informer et sensibiliser les groupes cibles, les populations en général, les acteurs communaux, les agents de santé etc. en particulier à travers les partenaires du programme
5. Identifier le point focal Niger pour la GTZ afin qu’il participe au réseau francophone mainstreaming VIH/SIDA et mettre en oeuvre le programme VIH/SIDA sur le lieu de travail imposé par le Ministère du développement allemand pour tout le personnel national GTZ/ DED.
6. Nommer la GTZ comme partenaire bilatéral comme membre du CCM, l’organe multisectoriel de concertation et de participation chargé, au niveau de chaque pays, de prendre les décisions relatives à l’utilisation des crédits du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme (Global Fund).
A travers des prestataires privés et les deux antennes régionales menant les activités de sensibilisation VIH/SIDA sur le terrain, le LUCOP a touché entre 2004 et 2008 90.888 femmes et 67.371 hommes, c’est à dire au total 158.259 personnes.
Pour en savoir plus, consultez les Ressources.
Pour plus d'informations sur les activités du LUCOP en matière de lutte contre le VIH/SIDA, écrivez à:
vihsida
lucop.org




